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L'Enracinéelocale et engagée

L'Enracinée

Aline Aurias produit et commercialise ses plantes aromatiques et à tisanes depuis le printemps 2019. « L’Enracinée », ce n’est pas sa ferme, c’est elle : enracinée, comme ses plantes et l’importance du sol dans lequel elles s’ancrent, et parce qu’après de nombreux voyages, elle est revenue s’implanter à côté de là où elle a grandi. Très engagée dans le développement de la filière PPAM (plantes à parfum, aromatiques et médicinales) locale, elle mène aussi des actions de pédagogie tout publics sur des thématiques agro-écologiques.

Aline Aurias, l'Enracinée - portraitAline Aurias, l'Enracinée - portrait
Aline Aurias

Après un master en biologie à la faculté d’Orsay, Aline Aurias a fait une école de journalisme avant d’intégrer une rédaction de journal scientifique. De plus en plus sensibilisée par son travail aux enjeux écologiques et alimentaires, elle a passé plusieurs années à se former à l’agriculture avant de lancer sa production, à temps partiel, car elle garde un pied dans la rédaction, pour pouvoir informer sur les questions environnementales et agricoles.

La ferme

En un coup d'oeil

4 rue St-Jean de Beauregard

91940 Gometz le Châtel

RER B Orsay ville puis bus 39.07, arrêt Saint-Nicolas à 5 min à pied

 

Vente des produits

Je commercialise mes tisanes en circuit court via des AMAPs en Essonne et à Paris et des marchés ponctuels.

Vente de fin d’année

Une vente avec précommande sur internet et retrait à l’atelier est actuellement proposée. Les commandes sont à passer via ce questionnaire.

Visiter la ferme

Des portes ouvertes sur mon terrain ou pour visiter mon atelier sont en préparation, les dates seront indiquées sur ma page facebook.

Vous pouvez également y suivre toute l’actualité de l’Enracinée.

Produits bio
Plantes sèches
Mélanges de plantes
Des plantes à tisane

bio et locales

Journalisme et voyages

« Je suis diplômée de neurogénétique et j’ai également une formation en biotechnologies, qui m’a ouverte au monde agricole. J’ai ensuite fait une école de journalisme à Lille pour devenir journaliste scientifique. J’ai exercé ce métier pendant 4 ans : durant ce temps, j’ai souvent été au contact de sujets agricoles et j’ai peu à peu changé ma façon de voir les choses, devenant de plus en plus sensible aux enjeux environnementaux. J’ai modifié ma façon de consommer, de me nourrir…, mais surtout j’ai réalisé que si on voulait un changement, il fallait en être moteur.

A la même période, j’ai eu l’opportunité de travailler quelques mois à aider un ami maraîcher tout en travaillant à mon compte comme journaliste puis je suis partie un an en Australie et en Nouvelle-Zélande pour faire du woofing. »

De la formation à l’installation

« À mon retour, j’ai passé un an entre deux eaux, entre travail journalistique, volontariat et salariat agricole, et formations de réflexions sur mon propre projet auprès de l’excellent Pôle Abiosol. Ces années de réflexion, de travail aux champs et de formation m’ont permis de mûrir mon projet et j’ai fait mon BPREA (Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitant Agricole) option plantes sèches.

À l’automne 2017, j’ai trouvé grâce à l’entremise de la coopérative agricole Les Champs des Possibles, un terrain qui correspondait vraiment à ce que je cherchais : plus d’1 ha, un bois, une mare, du caractère, certifiable en bio immédiatement, et juste à côté de la ville où j’ai grandi ! J’ai signé le bail en juin 2018, mais à cause d’un été très sec je n’ai réellement pu implanter mes cultures qu’au printemps 2019. »

Revaloriser la filière PPAM française

Je me sentais très concernée par l’état de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinale en France, et ce même avant mon installation. C’est une filière qui a presque disparu en île de France. Je crois qu’il est important d’expliquer aux gens que ce sont des plantes qui peuvent pousser à côté de chez eux. Pour moi, il est aussi essentiel de structurer un réseau des petits producteurs de la filière : nous sommes peu nombreux, souvent éloignés géographiquement et presque tous installés récemment. D’ailleurs, je devrais dire « toutes », car nous sommes majoritairement des femmes.

Je suis, de ce fait, active au sein du GAB (Groupement des Agriculteurs Biologiques) pour essayer de créer un réseau technique autour des plantes à tisanes et aromates. Je suis aussi administratrice du Conservatoire National des Plantes à Parfum, Médicinales et Aromatiques situé à Milly-la-Forêt.

RassemblerPar-delà les labels et les différences de culture
Aline Aurias, l'Enracinée - fleurs de bleuet, mainsAline Aurias, l'Enracinée - fleurs de bleuet, mainsAline Aurias, l'Enracinée - fleurs de bleuet, mains

L’année dernière, j’ai participé à l’organisation d’une conférence sur la vie du sol. C’était vraiment fascinant de constater qu’à l’échelle d’un bassin agricole, les parcelles où la vie microbienne du sol était la moins dégradée n’étaient pas forcément celles qu’on aurait imaginé, et s’étalaient sur tout le spectre du conventionnel au bio, en fonction de l’importance du travail du sol. Ce type de vision, basée sur des résultats concrets, permet de prendre du recul face à certaines oppositions artificielles. Je crois que nous, les paysans, avons tout intérêt à apprendre les uns des autres, pour améliorer sans cesse l’impact environnemental de nos pratiques.

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